L’origine du concept de la permaculture

La permaculture tout le monde en parle, mais lorsque vous posez des questions peu sont ceux qui savent vraiment de quoi il s’agit.

C’est un concept systémique global qui mis en œuvre vise à créer des écosystèmes viables et permanents, favorisant la synergie dans un espace déterminé. Appliquer ce concept à un niveau global favoriserait la biodiversité et améliorerait sensiblement notre vie !

Inspiré de la nature et de son fonctionnement c’est le japonais Masanobu Fukuoka qui démontre la faisabilité du principe au milieu du 20ème siècle, il est connu pour ses écrits qui sont une référence en la matière comme « La révolution d’un seul brin de paille » publié en 1975.

Ses recherches étaient basées sur l’agriculture naturelle avec des préceptes simples comme ne pas élaguer les arbres ou bien encore ne pas utiliser de produits chimiques, pour lui laisser faire la nature était tout simplement du bon sens et bien plus productif à en devenir une véritable philosophie de vie.

Ce sont deux Australiens Bill Mollison et David Holmgren qui commencèrent à développer les méthodes pouvant être utilisées pour créer des systèmes agricoles pérennes. Un travail résultant de l’abus toujours plus important de méthodes agro-industrielles nuisibles non seulement pour la nature mais aussi pour l’homme et son environnement direct, l’eau et la terre empoisonnée, détériorant inévitablement l’équilibre naturel mettant en danger la biodiversité et rendant non cultivable des terres autrefois fertiles.

La permaculture était née et fut révélée au reste du monde en 1978 avec la parution de leur première publication « Permaculture 1 » qui sera suivie quelques années plus tard par le second tome.

La permaculture comme agriculture de subsistance.

En 1989, la chute de l’URSS plonge Cuba dans une situation économique très précaire créant un problème de sécurité alimentaire avec une rupture dans l’approvisionnement des produits phytosanitaires agricoles.

Pour solutionner le problème et tenter de palier à une famine qui s’annonce, Cuba choisit de développer l’agriculture urbaine et écologique. 30 ans plus tard, Cuba est devenu le leader mondial en matière de culture de subsistance individuelle.

La diversité et l’ingéniosité des projets d’agriculture urbaine dans le pays ouvrent des perspectives qui devraient inspirer beaucoup d’autres pays.

Une nouvelle révolution verte est en cours bien au-delà de l’agriculture de subsistance, les rendements à l’hectare sont bien supérieurs à ceux enregistrés à l’époque où les Cubains utilisaient des engrais ou des pesticides chimique, les populations de pollinisateurs sont bien supérieures à celles enregistrées dans les pays occidentaux où l’agriculture du 20ème siècle montre de plus en plus ses limites et ses côtés néfastes pour la santé humaine ainsi que pour la faune et la flore.

En conclusion

Ce que nous pouvons faire pour nous et les nôtres, en cultivant nos jardins et en créant ainsi autant de micro-écosystème individuel pourrait bien à terme être une voie à suivre pour les agriculteurs.

Des agriculteurs qui sont devenus les esclaves d’une agriculture basée sur la chimie qui décime les espèces les unes après les autres, tout en rendant stériles les sols cultivés et mettant en péril l’avenir même de notre civilisation.