L’habitat partagé intergénérationnel (ou la cohabitation étudiant/sénior), une solution de logement confortable et à moindre...

C’est une solution dont la mise en place est difficile car si les candidatures des jeunes sont nombreuses, seuls 46% des seniors envisageraient cette solution et quand il s’agit de passer le pas, le chiffre tombe à 5% (sondage IPSOS pour Pleine Vie, mars 2017)

Et pourtant Serge Guerrin, sociologue spécialiste du vieillissement estime que « jamais le partage et les échanges intergénérationnels n’ont été aussi présents »

La première association à proposer l’habitat partagé intergénérationnel est le Pari solidaire. Cette association a été créée en 2003. Cela permettait à l’accueillant de rompre son isolement, d’avoir une personne la nuit et parfois de compléter un revenu. Le jeune souvent étudiant trouvait une réponse à la rareté et au prix des loyers.

L’habitat partagé intergénérationnel, une solution de logement confortable et à moindre...

Nous avons tous à apprendre les uns des autres !

En 2005, l’association est à l’origine de la création du réseau national COSI (réseau de cohabitation solidaire intergénérationnelle) qui regroupe aujourd’hui 22 associations qui ont le désir de développer cette initiative dans toute la France, de faire changer les mentalités et d’améliorer la vie des jeunes et des seniors. En décembre 2007, l’association Pari Solidaire a été retenue d’intérêt général Loi 1901.

Le logement intergénérationnel encadré par une association propose souvent deux formules :

  • Un logement gratuit en échange de services qui correspondent souvent à une présence la nuit
  • Un logement à coût modéré en échange d’un peu de présence et de quelques services.

La convention d’hébergement fait office de bail et permet de donner un cadre juridique aux accords. Les services rendus par le jeune hébergé ne peuvent être assimilés à du travail.

L’habitat partagé nécessite des qualités de cœur et beaucoup de respect, il est impératif pour le senior de ne pas confondre le jeune accueilli avec une personne aidante rémunérée.

Le profil des étudiants qui logent chez un senior est la plupart du temps une fille (4 fois sur 5) d’âge mûr avec une vie sociale peu développée et un profil studieux.

Pour 2019, le loyer hors charges annuel par mètre carré de surface habitable ne doit pas dépasser : 187 € en Île-de-France (contre 185 en 2018) ; 138 € dans les autres régions (contre 136 en 2018).5 juin 2020

La convention d’hébergement fait office de bail et permet de donner un cadre juridique aux accords. Les services rendus par le jeune hébergé ne peuvent être assimilés à du travail.

Nous sommes totalement hors du cadre de la loi 2002-2.

Le senior ne doit pas déclarer ce revenu, à condition que le loyer perçu soit un loyer « raisonnable » au sens des services fiscaux qui l’ont fixé et le révisent chaque année. Dans le cas contraire, les revenus tirés de la location seront imposés au titre du BIC (fiscalité appliquée aux logements meublés).

Ces limites « raisonnables », fixées chaque année, viennent d'être publiées par l'administration fiscale.

Pour 2019, le loyer hors charges annuel par mètre carré de surface habitable ne doit pas dépasser : 187 € en Île-de-France (contre 185 en 2018) ; 138 € dans les autres régions (contre 136 en 2018).5 juin 2020